question = comment peut-on savoir de quel alliage il s'agit ??
Par élimination, on peut affiner les hypothèses, mais déterminer avec précision la composition d'un alliage sans spectrométrie de masse, c'est plutôt mission impossible.
Si les alliages vont du rose au brun en passant par le jaune, ce sont des alliages dont le métal principal est le cuivre comme les bronzes (généralement de l'orangé foncé au brun), les laitons (du rosé au jaunes légers à profonds) s'ils peuvent s'oxyder, ou l'or s'il ne subissent pas (ou très peu) d'oxydation,
Mais il existe également des alliages cuivreux blancs, comme le maillechort (Cu/Zn/Ni), les cupronickels (au delà de 15% de Ni dans l'alliage) ou le bronze blanc (Cu/Mn), par exemple.
La plupart du temps, les alliages cuivreux sont amagnétiques à l'exception de certain comme les cupronickels.
Si les alliages sont blancs et magnétiques, c'est qu'ils contiennent, soit du fer (aciers, aciers inoxydables, fontes d'acier), soit du nickel (cupronickels, Nichrome,...), , soit du cobalt (Stellite, Vitellium, superalliages,...), soit un mélange de tous ceux-là et bien d'autres encore...
S'ils sont blancs, amagnétiques et qu'on en a retiré les cuivreux de la liste, il reste, hé bien... tous les autres, et il y en a !
L'aspect, la couleur, la masse, l'oxydation peuvent être indicatives. Le type d'objet fabriqué également.
Mais il n'y a pas que les alliages, nombres d'objets sont manufacturés en métaux natifs, en cuivre, en plomb, en aluminium...
Mais là, c'est plus simple vu que leur densité leur sont propre, il suffit de la mesurer.
Par exemple, l'or a une densité de 19.3, celle du plomb de 11.2, l'aluminium de 2.7, etc.
Au simple ressenti et à volume égal, il n'est donc pas difficile de faire la différence entre le plomb et l'alu, par exemple.
Petit fun fact pour le gai savoir : Il n'existe qu'un seul métal jaune sur terre, c'est l'or et un seul rouge, c'est le cuivre.
Tous les autres métaux natifs sont, sans exception, des nuances de gris.
Bien entendu, il va de soi que le sujet n'a été ici qu'effleuré, et encore, à peine.
La réalité de la complexité des alliages est indicible en quelques lignes et j'en serais, de toute façon, bien incapable...
